À 52 ans, cette cavalière avait pourtant déjà un bon niveau… mais elle n’osait plus monter.

Après beaucoup d’années sans pratiquer car son dos lui posait problème, les professionnels de santé qu’elle avait consultés lui avaient expliqué que ses problèmes de dos étaient difficilement compatibles avec la pratique de l’équitation.

Alors, dans son esprit, c’était devenu une évidence : monter à cheval ne pouvait que provoquer des souffrances, et le plaisir n’était plus au rendez-vous.

Alors, petit à petit, elle avait renoncé.

Pas parce qu’elle n’aimait plus monter.
Au contraire.

Mais quand le plaisir de l’équitation est associé à la peur d’avoir mal, on finit par ne plus oser.

Avec la Méthode Equi-Mime, nous avons commencé à travailler autrement : la posture, la mobilité, la préparation physique du corps avant même de monter à cheval, et surtout la compréhension de ce que le cavalier demande à son propre corps lorsqu’il monte.

Aujourd’hui, elle a repris une pratique régulière.

Elle monte chaque semaine son nouveau cheval, fraîchement acquis, un cheval qui avait encore très peu de travail en carrière et peu d’expérience à l’extérieur.

Et surtout, elle a retrouvé le plaisir de construire quelque chose avec lui : travailler les bases, lui apprendre le travail sur deux pistes, améliorer progressivement leur locomotion et leur communication.

Cet été, elle a même participé à une randonnée d’une journée.

Une journée entière à cheval.

Et ce qui m’a particulièrement marquée, c’est ce qu’elle m’a dit au retour :

elle n’avait eu ni mal aux fesses, ni mal au dos.

Pour moi, c’est exactement là que prend tout son sens le travail de préparation du cavalier.

Le simulateur n’est pas une formule miracle. Il ne remplace pas le cheval et ne transforme pas un cavalier en quelques séances.

Mais il permet de préparer le corps, de comprendre sa posture, de travailler certains mouvements sans que le cheval ait à subir les tâtonnements du cavalier, puis de transférer progressivement ces acquis à cheval.

Et parfois, cette préparation permet simplement de rendre à quelqu’un la possibilité de faire ce qu’il pensait devoir abandonner.

À 52 ans, cette cavalière ne cherche pas à retrouver le niveau de ses 20 ans.

Elle monte son cheval, elle apprend, elle progresse, elle travaille…

Et surtout, elle se fait à nouveau plaisir à cheval.