LES CONDITIONS DE SA CONCEPTION:
Est-ce vraiment un bon début dans la vie que d’avoir été conçu par le biais de paillettes prélevées manuellement du géniteur (puis congelées) et introduites dans la prétendante par l’homme ?
- De ce géniteur, possédant un joli book, certes, mais n’ayant pas vécu l’instant de procréation naturellement sur l’élue mais sur un mannequin (Attention pas style Miss Equus-France mais style « cheval d’arçon »),
- Et de cette future poulinière, les recevant ( sans comprendre, comment les petites graines sont arrivées) , pour se retrouver en gestation ( par l’opération du Saint Esprit Équin sûrement ), sans avoir vécu naturellement l’acte .
Est ce mieux, la méthode de la Saillie en Main, orchestrée à l’aide d’outils et d’astuces? Variante très abusive dont voici le procédé :
- Au nom de la sécurité des concernés, on entrave l’élue pour qu’elle ne blesse pas l’Étalon (avec une telle méthode, on accepte donc, que la jument soit violentée durant l’acte !!!!!!) .
- Et pour couronner le tout, on peut faire appel à un « souffleur »: ce pauvre étalon qui prépare et assure le « terrain » avant d’être fermement éloigné, seul avec sa frustration.
- Ainsi, l’élu imposé et savamment choisi, peut, vite fait bien fait, faire son devoir à une belle « consentante », si on peut dire.
- Mais au cas où….. NON! elle ne se plie pas… on a un joker : une petite injection qui titille sa timidité bien placée! !!,,,
!!! Est-ce psychologiquement équilibré, sain et respectueux, d’être conçu comme dans ces deux cas ??????
Dans le cas moins abusif mais qui assure la sécurité des deux partis et économise l’énergie du prétendant, il y la monte en mains avec présentation préalable et patiente des metteurs en scène. Mariage arrangé plus respectueux.
SINON, SINON…… l’idéal c’est l’accouplement proche du NATUREL. C’est à dire en liberté. Il est vrai que c’est le MUST mais ça implique des risques et surtout, il est conseillé que les individus soient un minimum équilibrés et dans un environnement propice. Méthode, certes pas adapté à la plupart des Top Modèles du Top 50 ++ ou – – du Stud-Book, et pour les célibataires endurcis malgré eux (ces Entiers isolés d’une vie sociale et sexuelle toute leur vie, excepté les quelques fois où ils ont l’autorisation selon le bon vouloir du propriétaire).
DU JOUR J AU DÉBOURRAGE
Le jours J, le jour de la naissance de ce magnifique petit être.
La nature faisant bien les choses, c’est à la période de l’année où la nature est luxuriante, riche, tempéré donc au printemps que le jour J arrive.
Et bien , savez vous que l’homme contrôle le jour J pour que le poulain dans son année de naissance soit plus mûr donc précoce « pour son âge » si on puis dire. Et oui un poulain né courant janvier sera un poulain de l’année plus avancé physiquement qu’un poulain né en avril, mai ou juin..
Money, Money..…
Oups, j’ai oublié avant le jour J, certains sur-alimentent les poulinières pour donner naissance à de beaux et gros poulains au détriment de leur croissance osseuse et cartilagineuse (Oh mince, il a de L’OSTÉOCHONDROSE! Ah par exemple!). Et pourquoi pas, continuer à sur-nourrir la mère pour avoir un bon et riche lait… Et puis, il faut déjà la préparer pour le suivant.
Et hop, ne laissons pas perdre de l’état à cette brave poulinière avant le prochain, sinon elle ne va pas être bien productive et en bon état. Alors il est temps de les séparer et puis il est bien assez grand à 6 mois, ce petit ! C’est donc le moment du sevrage « économique et traditionnel ». Donc on sépare le puéril poulain de sa mère et par conséquent, on le prive de l’éducation maternelle en cours (sans parler de l’absence familiale et paternelle, qu’il n’aura pas connu ) et là, selon le type d' »éleveur », on l’arrache brutalement pour le décharger au milieu d’un nombre de parfaits inconnus (un ou plusieurs adultes parfois retraité, voire seul). Dans les grands élevages, ce sont les poulains ensembles qui sont séparés des poulinières , ça a l’avantage qu’ils se connaissent depuis tout petit, mais une bande de gamins livrés à eux-même, privés d’éducation parentale et familiale, ça n’aide pas à apprendre les règles de société.
Et qu’ils aient été vendus à 6 mois ou pas, le temps du débourrage arrive. Pour certain à 18 mois et d’autres aux alentours des 3 ans. Il est temps, car après ils vont être moins conciliants, et il va falloir discuter avec eux car imposer des ordres après 3 ans ça devient conflictuel. En plus, ça bouffe à cet âge là (ben oui, ils sont encore en pleine croissance !), et ça coûte !!
Je n’ai pas tout dit, car il existe encore d’autres stratagèmes, d’autres points de détails massivement perpétrés.
Bon, en bref, la génétique, le mode opératoire de la conception d’un cheval, son interaction sociale tout le long de sa vie, le mode d’éducation par l’humain, etc. ont des conséquences sur son corps, son mental, sa santé et sa longévité… son équilibre vital, donc. Et même que c’est vrai pour toutes les espèces ! !!!!!!
CONCLUSION.
Des conditions d’élevage respectueuses ça existe, mais ça court pas les champs…..Et pour les autres élevages dont, bien évidemment, on ne sait pas tout, il va falloir s’adapter. Et on ne va pas négliger ces pauvres êtres sous prétexte qu’il n’ont pas eu cette chance! Mais on peut s’attendre à des dérives de comportement et, avec cette connaissance, il faudra être compatissant et armé pour aider le cheval à se construire avec nous.
La priorité est de lui apporter un maximum de ce dont il a besoin, voire rattraper certains manquements, et lui prodiguer une éducation respectueuse (par le ou les éducateurs), consciente de son passé et adaptée à ses possibilités.
Alors, éduquer un poulain ça ne s’invente pas.
À quel moment et dans quelles conditions peut-on en acquérir un?
Êtes vous prêt pour lui donner ce dont il a besoin?
Et s’il est déjà là, formez vous pour lui offrir la vie la plus adaptée à sa nature et à son équilibre.
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